Au revoir là-haut

À part le très acide Bernie et le plus conventionnel 9 mois ferme, les pitreries d’Albert Dupontel ne m’ont jamais vraiment emballées (à part ses one-man-show désopilants) 

Pourtant, le paysage filmique français ne regorge pas de réalisateurs ayant une identité aussi forte. Car sous l’hystérie mordante et sociale de ses films, se cache un vrai faiseur d’images, un amoureux du cinéma en général et du burlesque en particulier. 

Quand j’ai su qu’il projetait de s’attaquer au livre de Pierre Lemaitre, Au revoir là-haut, j’étais intrigué, plein d’espoir mais aussi assez flippé. Car le pari était risqué tant le roman est dense, romanesque, drôle mais aussi désespérément sombre par certain côté. De plus, ce prix Goncourt 2013 m’avait fasciné et transporté au delà de tout. 

Pari relevé haut la main ; le film de Dupontel n’est pas un bon film, c’est un grand film !

Extrêmement fidèle au bouquin (à part la fin qui est tout de même très réussie) Au revoir là-haut fait parti de ses grands films populaires qu’on ne voit malheureusement plus depuis longtemps en France. À l’inverse d’Un long dimanche de fiançailles orchestré par un Jeunet un peu perdu et dépassé par son film (trop de personnages, d’histoires qui s’imbriquent….) le film d’Albert Dupontel respire. 

Tout y est juste. Les acteurs, la réalisation, la musique. 

Il s’est véritablement approprié l’œuvre de Lemaitre, la digérée (ça a quand même pris 3 ans) pour en distiller la substantifique moelle et procurer à son long métrage une émotion dingue. 

On se gausse, on chiale ; je n’ai qu’un mot : Bravo

9/10

4 thoughts on “Au revoir là-haut

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