Une prise d’otage qui dégénère, des pirates somaliens débordés mais coriaces, un capitaine héroïque et néanmoins très humain… Voici les ingrédients du film de la semaine, « actionner » puissant et anxiogène mais finalement assez consensuel.

Si je m’étais arrêté au scénario, peut-être n’aurai-je pas été voir ce film. Tom Hanks est un acteur que je respecte énormément, tantôt génial, tantôt énervant, mais de là à aller au cinéma rien que pour ces beaux yeux, il y a un monde.

Non, le gros « plus » se situe derrière la caméra. L’atout indéniable du récit et de la mise en scène, c’est bien sûr Paul Greengrass.
Outre les excellents Bloody sunday et vol 93, le cinéaste anglais a boosté la franchise Bourne et à remis au goût du jour la fameuse shakyCam ; toujours copiée, rarement égalée !
Captain Phillips reste donc dans la lignée de ses autres métrages, un film d’action intelligent, parfois à la limite du documentaire.

Ultra efficace malgré un scénario simplissime, nous suivons Tom Hanks en capitaine d’un porte-conteneur en proie à des pirates somaliens décidés à ne rien lâcher.

Si le film souffre parfois de quelques longueurs (j’avoue avoir eu les paupières lourdes au bout d’une heure) le spectateur reste souvent agrippé à son fauteuil dans l’attente d’un dénouement qu’il espère heureux.
Les acteurs africains qui jouent les pirates – pour la plupart amateurs – sont impressionnants de réalisme et on se rend compte qu’en plus d’être un conteur formidable et un faiseur d’images épatant, Paul Greengrass est un p** de directeur d’acteurs.

La très grande réussite de Captain Phillips réside dans sa fin, haletante, incroyable d’émotion et de naturel qui élève définitivement l’acteur américain au rang de grande star qui compte (si ce n’était pas déjà le cas) et qui nous fait sortir de la salle avec le sentiment d’avoir vu quelque chose de fort.

7/10

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