Une comédie, et française de surcroît, c’est assez rare pour que je m’y arrête (on va dire que ce n’est pas forcément ma tasse de thé), surtout quand elle est remarquablement réussie.

Malgré son statut légitime de film culte, L’auberge espagnol parlait d’insouciance, de problèmes de jeunes adultes (trouver la bonne fille/le bon garçon, chercher un boulot, découvrir les joies de la coloc et arpenter les rues d’une ville qu’on ne connaît pas).

Les poupées russes était moins réussi se prenant plus au sérieux et surtout étant un peu plus pessimiste.

N’y allons pas par quatre chemins, pour ma part, Casse-tête chinois est le meilleur des trois.

Pour son décors d’abord.
New York est évidemment une ville photogénique. Mais vue avec un œil français, c’est tellement plus drôle. Klapisch s’amuse avec certains clichés mais ne verse jamais dans la moquerie.

Pour son histoire et sa distribution ensuite.
Nous retrouvons Xavier, presque 40 ans (Romain Duris est génial de drôlerie et de sensibilité), toujours dépassé par les événements, cherchant à gérer sa vie qui a tendance à systématiquement se barrer en sucette.
Obligé de s’installer à NY, il est embarqué dans une aventure rocambolesque. Entre ses enfants, ses ex, un mariage arrangé, des jobs à trouver, des agents de l’immigration coriaces, un couple à sauver, la route est longue et semée d’embûches.

Klapisch garde la même énergie vaudevillesque que ses précédentes aventures internationales. Un rythme effréné, un montage délirant mais toujours super cohérent et de vrais gags où l’on n’est souvent pas loin de la comédie anglo-américaine.

La réussite du film est en fait l’harmonie quasi parfaite entre le rire et l’émotion, et c’est une joie contagieuse de retrouver la fine équipe d’acteurs des opus précédents, toujours aussi à l’aise avec leurs personnages.

8,5/10

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *