(Un poil spoiler)

Quand le premier Hobbit est sorti l’année dernière, les critiques étaient quasi-unanimes ; on assistait au grand retour de Pete Jackson, dans un film fort, bourré de fun et de moments de bravoure. Mais c’était surtout l’occasion, pour le spectateur, de retrouver la terre du milieu qu’il avait tant aimé, des années auparavant.

D’où ma surprise en lisant les premières critiques de LDDS (La Désolation De Smaug, donc) : qui en substance criaient enfin au génie après la mollesse du premier épisode…
?!?
Il y a retournement de veste, là, ou c’est moi ?

Et bien moi je suis un peu de l’avis contraire en sortant de cette projection.
À l’instar des « deux tours », dans la trilogie initiale, qui baignait un poil dans l’hystérie et la surenchère en comparaison de son prédécesseur, LDDS part un peu dans tout les sens lui aussi.

On sent qu’après l’introduction en bonne et due forme du premier Hobbit, Jackson ait voulu passer la seconde. Mais malheureusement la manière est un peu lourde.

Mettre de l’action pour de l’action n’a pas vraiment de sens en soit, même si quelques scènes sont particulièrement réussies. Il manque la petite flamme, le petit frisson du premier épisode qui nous faisait croire en cette quête et comprendre ô combien elle allait être périlleuse.
Dans cet opus, on ne craint presque plus pour la vie du groupe (surtout quand Legolas l’invincible les accompagne) alors que Gandalf de son côté fait une découverte majeure qui laisse à penser que l’on assistera à une troisième partie sombre et épique.

On retrouve tout au long du film quelques défauts mineurs mais qui passent mal quand on connait le niveau d’exigence de Peter Jackson ; certains effets spéciaux ratés, alors qu’on atteint la perfection pour d’autres (j’avoue ne pas comprendre comment certaines incrustations hideuses puissent être validés par le metteur en scène) ; des fondus « aïe » enchaînés, qui font mal au crâne quand on porte des lunettes 3D sur le museau ; des amourettes insipides qui n’ont pas vraiment lieu d’être…

Malgré toute ces critiques qui ne représentent qu’une petite partie du travail présenté à l’écran, il faut bien avouer que le réalisateur néo-Zélandais reste un des meilleurs faiseur de divertissement intelligent de la planète, à l’image de la dernière demi-heure où nous faisons (enfin) connaissance avec Smaug, l’impressionnant dragon caché sous la montagne. Et là on prend très cher !

Appréciation en demi-teinte, donc. Si je ne boude pas le plaisir qu’il m’a procuré, certains défauts ternissent l’ensemble à mes yeux. Mais après tout ce n’est qu’une critique à chaud. Je vais laisser l’eau couler sous les ponts et attendre l’épilogue de cette deuxième trilogie pour en tirer des conclusions définitives.

7/10

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