Sentiments mitigés en sortant de la salle. Pas vraiment déçu mais pas non plus totalement enthousiasmé.

Le côté fun et coloré est bien là. Les vannes fusent, certaines sont dans le mille – mention spéciale pour Rocket – d’autres tombent un peu à plat. Les effets spéciaux sont déments et le casting réussi (j’avais très peur de Star-Lord, le héros, en voyant la BA ; les studios Marvel ont rudement bien choisi). J’avoue même un petit dressage de poil lors de l’intro, tout en émotion.

L’impression que laisse le film est la même que lorsque l’on sort du Star tour. On est un peu ébouriffé, le sourire aux lèvres mais déjà à chercher quel sera la prochaine attraction.

Le problème vient des enjeux scénaristiques. Évidemment je me m’attendais pas à une histoire incroyablement originale et ces blockbusters sont écris avant tout pour nous faire passer un bon moment, mais cette redite constante d’un scénario quasi-identique à chaque Marvel (présentation des personnages, blagues convenues, débauche d’effets spéciaux gratis, méchant très méchant, planète en danger, héros presque mort mais finalement non…) commence à lasser.
La presse (plutôt très sympa avec le film) n’a cessé de trouver des similitudes entre Les gardiens de la galaxie et les films de divertissement des années 80, comme Star wars ou Indiana Jones. Pas d’accord !

Une des choses qui m’agace le plus dans les grosses sorties américaines de ces 10 dernières années, c’est le politiquement correct. Les films sont calibrés pour être vus par le plus grand nombre ; plus une goute de sang n’est versé. Les méchants (aliens de préférence) sont en carton et lorsque les villes subissent un assaut massif et sont rasées, le carnage est remplacé par des effets de mise en scène et de brillants effets spéciaux. Outre Les gardiens de la galaxie, j’aurai bien des exemples : The Advengers, ou encore Thor, mais même en dehors du Marvelerse, les récents Star Trek et Man of steel sont de bons exemples.

Loin de moi l’envie de voir du sang pour du sang, mais il me suffit de reprendre l’exemple des Indiana Jones pour comprendre qu’un peu de sensationnel n’enlève aucun fun (surtout quand ce sont des nazis ou des Thugs qui en prennent plein la tronche évidemment !)
Quant à Star Wars… Certes nous sommes dans l’espace et nos héros voyagent de planètes en planètes mais la similitude s’arrête à peu près ici.
Il faudra attendre les entrées et la (les) suite(s) des Gardiens de la galaxie pour voir si phénomène il y a, mais je doute que leur univers puisse un jour être comparable à la mythique trilogie de Lucas (j’oublie volontairement la deuxième).

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