Je ne vais pas m’étendre des heures sur Ghostland que je n’ai pas du tout aimé. D’ailleurs aux vues de certaines critiques dithyrambiques, je me demande si je ne suis pas passé à côté du sujet voire du film.

Étant très très fan de Martyrs (une bonne grosse claque cinématographique comme on en reçoit une fois tout les cinq ans) et un peu moins du Secret (qui dans sa forme était très bien mené mais véhiculait des idées assez limites) j’ai toujours attendu avec impatience le prochain Laugier. 

Malheureusement Ghostland est aussi bien raté dans la forme que dans le fond. L’histoire n’a aucun intérêt et le film aligne les poncifs du genre sans honte. Poupées qui font peur, sursauts qu’on voit venir à dix kilomètres, musique clichée au possible appuyant tous les moments forts du film aussi bien flippants que joyeux (il y en a peu), twist aussi inutile que « devinable » ; un vrai cas d’école. C’est d’ailleurs étonnant car Pascal Laugier n’en est vraiment pas à son coup d’essai. Dans le même genre « horreur trash/hystérique à la française » on a Haute tension d’Alexandre Aja qui est un modèle d’écriture.

C’est d’autant plus dommage que le cinéma de genre est vraiment à la peine en France, et que ce n’est pas avec ce genre de film qu’on fera avancer le Schmilblick. 

Non vraiment, j’ai beau essayer (et j’aurai tellement voulu) mais il n’y a rien à garder dans ce Ghostland. 

Ah si. Mylène Farmer, complètement dans son univers, joue plutôt bien la comédie. Maigre consolation.

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *