La chronique d’un joueur de folk new yorkais désabusé, qui fait plus ou moins ce qu’il peut pour s’en sortir.

Le plus déconcertant avec les frères Coen, c’est leur aptitude à s’emparer d’un sujet, d’une histoire ou d’un style et d’en faire un miracle.

Malgré un sujet assez déprimant, il faut l’avouer, le film est emprunt d’un charme incroyable et d’une magie folle (le trip surréaliste en voiture est un bon exemple). La bande son n’est pas en reste et l’on retrouve l’amour des réalisateurs pour la musique folk, très enracinée dans la culture américaine.
Musique qui est, comme le fut il y a quelques années O’ brother, le fil conducteur de ce dernier coup de maître ; vibrante et poétique.

Les frères Coen ont des codes cinématographiques très précis mais ne s’abandonnent jamais à la facilité et ne recyclent pas, se renouvelant sans cesse. Voilà peut être la clé de leur indéfectible réussite.

Le casting est époustouflant, la photographie magnifique, bref tous ces détails qui font que Inside Llewyn Davis, comme nombre de leurs films, restent à la fois complètement barrés mais finalement si accessibles.

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