Je pense qu’on peut dire de Steven Spielberg qu’il a façonné ma cinéphilie. Il n’y a qu’à lire « l’à propos » de ce blog pour comprendre que ce type est à la source de mon amour pour le cinéma américain des années 80 et de tout ce qui en a suivit.

Autre fait important (et vous allez très vite me voir venir) je suis très friand de nostalgie. Musique, films, jeux, tous ce qui me permet de replonger dans mon enfance est bon à prendre. Une vieille chanson peut avoir un effet incroyable sur ma personne. Elle s’associe immédiatement avec un événement marquant ou non de ma vie et je peux m’y projeter sans filtre. C’est une sensation refuge que beaucoup d’entre nous connaissent et que j’adore. Pas vivre au passé, non, juste avoir ce frisson de déjà vu qui vous propulse des années en arrière, à l’époque où nous étions cons ou boutonneux (ou les deux)

Alors imaginez un peu mon émoi quand j’ai su que le copain Spielby projetait de faire un film de SF ultra connoté 80’s… Le graal !!!!

Ready player one est un très bon divertissement mais il a les qualités de ses défauts. A trop vouloir mettre de références et de clins d’yeux dans son film le réalisateur américain en oublie un peu l’émotion. Et l’émotion est à la base de la nostalgie. Contradictoire.

L’histoire nous embarque dans un futur proche où une population mondiale en perdition, passe le plus clair de son temps dans un monde virtuel appelé l’OASIS, échappant ainsi à la réalité de notre planète qui décline un peu plus chaque jours. Son concepteur, qui a passé l’arme à gauche depuis peu, a laissé des « clés » à trouver dans ce jeux géant. Une fortune colossale attends celui qui remportera ce challenge quasi insoluble. Il faut savoir que trois bons quarts du film se déroule dans cet univers artificiel. Certes l’endroit est fantastique. On y croise Robocop, la Dolorean de Retour vers le futur, Le géant de fer, les Tortues Ninja, le major d’Halo, King kong… (Je ne spoile pas grand chose rassurez-vous) Mais comme je le disais plus haut, ces références geeks ne sont là que pour amuser le spectateur et l’empathie que l’on devrait ressentir pour les héros n’arrive pas. On frémi peu parce que les personnages ne sont jamais réellement en danger dans l’OASIS et c’est la même chose lorsqu’ils sont plus que malmenés dans le réel. La faute à un scénario simple qui n’axe son histoire que sur le challenge à accomplir.

Ne boudons quand même pas notre plaisir ; Ready player one apporte son lot de frissons : Jump de Van Halen résonnant dès l’ouverture, une course poursuite ahurissante en voitures dont la bande annonce nous laissait voir quelques bribes, un passage inoubliable dans un hôtel (chuuut) ; le film est assez jouissif et nous coupe le souffle bien souvent. Devant cette débauche virevoltante d’effets spéciaux assez hallucinants on se surprend même à retomber en enfance.

Malgré cette joie d’une rechute juvénile, cette générosité geek parfois foutraque et le plaisir évident qu’a eu Steven Spielberg à faire ce film, Ready player one oublie ce petit supplément d’âme indispensable à l’émotion.

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