Contrairement à son titre, le film a fait grand bruit dès sa sortie sur les écrans américains il y a quelques mois. Un casting minimaliste, un budget ric-rac mais une envie évidente de marquer de son empreinte l’année 2018.
Pari remporté haut la main, tant Sans un bruit est une réussite !
Car si l’histoire est simple en apparence (une famille essayant de survivre dans un monde post apocalyptique peuplé de créatures abominables) la forme élève le projet vers une strate bien plus intéressante.
Le titre l’évoque clairement ; l’idée principale de l’intrigue a un rapport évident au son. Les monstres tapis dans l’obscurité ont les esgourdes ultrasensibles (mais du genre sensible !) Une feuille craquant sous le pied ou un jouet d’enfant un peu trop bruyant donne lieu à une terreur du spectateur assez fantastique. Je parlais de la peur ressenti lors de Hérédité http://nobirama.fr/a-propos/heredite/, qui est plus sinueuse, sournoise et oppressante, nous avons le droit pour ce film-ci à une frayeur que je rangerai volontiers dans la case viscérale. Jumpscares, certes mais aussi des plans malins jouants sur la profondeur de champs.
Le travail sur le son est donc très impressionnant (Oscaaaar !!) et assez rapidement vous commencerez sans vous en rendre compte à faire des efforts pour respirer plus doucement et silencieusement.
Je m’abstiendrai d’en dire trop sur le film en général et sur ses créatures de cauchemar en particulier, mais sachez qu’elles donnent lieu à une scène d’anthologie à mettre au Panthéon des classiques d’épouvante instantané. Met avis qu’on en reparlera encore dans 10 ans.
Nobirama vous conseille donc fortement Sans un bruit.
J’angoisse déjà sur mon top 10 de fin d’année tant j’ai vu de bonnes choses depuis janvier…

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