Le post qui suit ne contient pas de spoilers mais évoque certains aspects de la trame scénaristique et décrit quelques plans iconiques du film. Pour une surprise totale, je vous encourage à ne lire cette chronique qu’une fois cet épisode vu.

 

 

Il est très difficile pour moi de faire la critique d’un film estampillé Star wars. Biberonné à la saga depuis si longtemps, j’en ai perdu toute objectivité, même si je reste lucide quant à la piètre prélogie que nous a pondu Lucas.

Je me suis réveillé à 6h40 le matin de la sortie nationale, sans pouvoir me rendormir, alors que ma séance était à 10h et j’ose avouer que mon cœur bâtait la chamade tel un collégien amoureux quand le logo de Lucasfilm est apparu sur l’écran…

 

Alors qu’en est-il du dernier opus The last Jedi ? (Jedi étant invariable et la traduction française penchant pour le pluriel, je laisse écrit en anglais pour moins d’ambigüité)

 

Inégal et pas exempt de défauts, SW 8 ne décolle vraiment qu’après une heure et demie poussive pour nous offrir enfin le film que tous les fans rêvaient de voir.

 

Il faut dire qu’avec ses 2h30 de film, Rian Johnson (Les très sympathiques Brick et Looper) avait largement de quoi développer l’histoire et les personnages laissés dans des situations critiques par J.J. Abrams dans Le réveil de la force. La question était de savoir si nous allions retrouver Rey, Finn, Poe et toute la clique de l’épisode 7 avec autant de plaisir que les « anciens » héros de la première trilogie. La réponse est clairement oui. Presque tous les protagonistes et les antagonistes prennent de l’épaisseur et les enjeux dramatiques sont clairement exposés ; on rentre dans le vif du sujet. Malheureusement beaucoup de questions sont posées et peu de réponses sont apportées.

 

Malgré une histoire simple, le réalisateur américain part dans beaucoup (trop) de directions et semble se compliquer la vie. A l’image d’un Empire contre-attaque où les personnages sont séparés durant la quasi totalité du film et qui reste un exemple en matière de montage, Rian Johnson peine à insuffler un rythme cohérent à son métrage passant d’un protagoniste à un autre de façon parfois un peu hasardeuse.

L’humour est également bien présent et si certaines scènes sont drôles elles le sont parfois au détriment du récit. Ainsi, trois ou quatre fois dans le film, une situation tendue est sabordée par un gag qui vient comme un cheveu sur la soupe. Dommage.

 

 

Mais comme je vous le disais plus haut, à part quelques scènes surréalistes (une avec Léa entre autre) et une séquence ratée (une mission bien laborieuse sur une planète casino) The last Jedi passe la seconde, nous offrant son lot de money-shots, de plans épiques, de révélations et de frisson en tout genre dans son dernier tiers. Pas avare non plus de « clins d’yeux » qui raviront les fans, Star wars 8 possède une grande personnalité, contrairement au bien lisse Réveil de la force. La couleur rouge omniprésente (Chez Snoke et sur l’incroyable planète Crait) et certains plans sublissimes (un passage lumière pour le moins original) voilà enfin ce qu’on attendait. Du renouveau dans la saga.

Luke Skywalker, magnétique comme jamais, illumine de son aura le métrage. Kylo Ren trouve enfin sa place et Rey confirme qu’elle est bien au centre de l’histoire.

Autre bonne surprise, la bande-annonce est trompeuse et bien malin qui peut prédire le destin de tout ce petit monde. Croyez-moi, vous vous ferez avoir à un moment ou un autre.

 

C’est donc une impression plus que positive qui ressort de ce Last Jedi, un très bon moment de cinéma et un gros plein d’émotion qu’une première heure en demi-teinte ne parvient pas à freiner.

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *