Petit rafraîchissement de mémoire.

Jack Ryan, agent de la CIA crée par Tom Clancy, est un personnage que j’aime suivre depuis ses débuts au cinéma.

Je l’ai découvert dans Jeux de guerre en 1990. Il était à l’époque interprété par Harrison Ford.
Ce n’est qu’à ce moment là que je me suis aperçu qu’il était déjà apparu au cinéma sous les traits d’Alec Baldwin dans « À la poursuite d’Octobre rouge », deux ans plus tôt. Mais le personnage du commandant russe joué par Sean Connery, volait complètement la vedette à l’agent américain. Pour le coup, le nom de Ryan tenait presque de l’anecdotique.

Les atouts du personnage : son intelligence hors norme et sa capacité à improviser en terrain hostile, puisque dans chacune de ses aventures, il se retrouve systématiquement dans des situations à haut risque alors qu’il est plutôt du genre bureaucrate.

Le deuxième opus Fordien était un peu bavard (danger immédiat – 1994) et il aura fallu attendre huit ans pour revoir Jack Ryan mais cette fois sous les traits de Ben Affleck, dans un prequel – devenu alors très en vogue à Hollywood – La somme de toute les peurs.
Le film fut plutôt boudé par la critique et le public, et même s’il n’était pas exempt de défauts, il se laissait aller à quelques scènes audacieuses voire bien surprenantes (no spoil).

Vient alors la question crucial ; pourquoi rebooter la licence une seconde fois ?
La réponse est assez clair : l’argent.
Et l’arrivé de nouveaux héros couillus comme Jason Bourne ou encore les directions artistiques très « actionner » que sont devenus les James Bond depuis quelques temps n’y sont pas pour rien non plus. Car ces deux séries à succès ont rapporté un monstrueux paquet de fric.
Ce qu’Hollywood a apparemment toujours du mal à comprendre, c’est qu’un bon réalisateur à la tête d’une franchise est essentiel à la réussite de celle-ci (Greengrass ou Sam Mendes pour ne citer qu’eux). Prenez l’exemple des deux catastrophiques derniers Die Hard et vous comprendrez que les studios américains essayent de recycler leurs vieux pots sans réussir à faire une confiture convenable. Tout ça parce qu’ils n’ont pas encore compris que le succès des premiers opus n’était pas un hasard (ou ce hasard s’appelle John Mc Tiernan).

Alors qu’en est-il de ce nouveau Ryan ?

La bonne nouvelle, c’est que le film est mis en scène par Kenneth Branagh qui est loin d’être un manche (et qui au passage en a profité pour se donner le rôle du bad Guy de service), Chris « captain Kirk » Pine prend la relève dans le rôle principal et Kevin Costner interprète un mentor sur le retour.

The Ryan initiative est donc un thriller d’action ultra conventionnel.
Aucune surprise donc, le scénario de base à été vu mille fois mais se regarde à nouveau sans problème. Une scène de combat (mal) calquée sur la scène du premier Bourne. Des enjeux politiques nébuleux dont on se moque.

Bref rien de nouveau à l’horizon, nous avons là un excellent film du dimanche soir !

6/10

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