Ceux qui me connaissent ou me lisent savent combien je porte dans mon cœur It follows. J’ai pour habitude de dire qu’à peu de chose près, si j’avais eu à réaliser un film dans ma vie, il aurait probablement ressemblé à celui-là.
C’est dire l’attente que j’avais pour Under the silver lake.
Attente qui vient de se muer en déception. Et je suis triste.
Triste parce que le film est bon mais ne m’a pas atteint comme je l’espérai.
Pour cause, une histoire trop barrée, trop complexe et trop foutraque. Trop de folie, trop trop trop ! Malgré une poésie rare, un casting remarquable, une idée originale toutes les dix minutes, je me suis perdu dans le film au bout d’une bonne heure.
Alors oui, la complexité de Under the silver lake, ses clins d’yeux, ses « codes » à décrypter font bien entendu partis du récit et d’aucuns diraient qu’il est tout à fait normal que le spectateur patauge tout comme son personnage principal, paresseux et hagard (campé par un Andrew Garfield épatant)
Mais David Robert Mitchell qui dépeint un Los Angeles faussement merveilleux ne semble pas vouloir nous faciliter la tâche. On navigue entre Mulholland drive pour le côté anxiogène, perturbant et La la land pour le glamour de façade et le rêve inaccessible de devenir quelqu’un à L.A. Mais c’est comme si Under the silver lake ne faisait qu’effleurer la surface de l’eau.
Je me suis bel et bien perdu dans ce film certes magnifique, mais trop barré pour ma pauvre petite cervelle étriquée…

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