Anders, un danois sans autre attache que la ferme familiale de ses parents, décide de partir au Groenland, dans un petit village de 80 âmes après avoir accepté un poste d’instituteur.
Il va vite être confronté à l’apparente indifférence des autochtones, à la barrière de la langue et au choc des traditions.
Je n’aime pas tellement le terme de « feel-good movie » sorte de mot fourre-tout employé dès qu’un spectateur ressort léger et heureux d’une salle de cinémas. Mais, je dois bien l’avouer, c’est le sentiment général qui m’a étreint une fois les lumières rallumées.
Outre la puissance magnétique des paysages et la musique particulièrement soignée, Une année polaire fait un bien fou.
Pourtant, surfant entre documentaire et fiction (il va falloir que je me renseigne sur les proportions de l’un et de l’autre ; j’ai mes sources) l’histoire de cet homme, perdu face à cette culture qui le dépasse un peu et qui va se révéler, reste assez banale.
Mais n’est-ce pas avec une histoire en apparence simple que l’on fait les meilleurs films ?
Techniquement impressionnant – on imagine les équipes planquées par moins 25 dans les igloos pendant que rugit la tempête à l’extérieur – le film, court (1h34) prend le temps d’imposer son ambiance et ses personnages. Les Inuits sont les stars du métrage et on les aime tellement qu’on trouve presque touchant de voir le dépeçage d’un phoque entre une grand-mère et son petit-fils, à-même le sol de la cuisine… Quand ce n’est pas le rire qui l’emporte, les coeurs se serrent et l’émotion nous submerge.
Une année polaire est un film sur l’apprivoisement, la transmission et l’écoute de l’autre. Un voyage vers le grand froid tout en délicatesse porté par une sublime photographie et un casting touchant au possible (aah Asser !!!)
Un film utile qui nous fait nous sentir moins cons et qui nous ouvre les yeux sur le monde, loin de l’abrutissement des médias et de nos indispensables objets G.A.F.A-isés. C’est surtout une parenthèse de douceur qui fait du bien entre deux blockbusters.
Merci Samuel Collardey.

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