On commence l’année en douceur avec le dernier Ben Stiller.

Classé avant même sa sortie par les critiques de : « feel-good movie », La vie rêvée de Walter Smitty fait typiquement parti des films affichant les insupportables taglines du genre « On en ressort grandi », « L’émerveillement de l’année » et autres aphorismes à la con censés nous donner envie de nous précipiter dans la salle la plus proche.

Pour info et juste en passant, amis publicitaires, les phrases « chocs » placardées sur les affiches comme : « Par les producteurs de Game of thrones » ou « Par les créateurs de Alien », il faut arrêter ! On n’y croit plus. Merci.

Mais je m’égare.

Sans être extraordinaire, le dernier film du souvent-très-bon Ben Stiller est assez plaisant.

Après un court mais très bon générique, le film démarre plutôt bien et on découvre un personnage timide, maladroit en quête d’amour et de reconnaissance. On se met à avoir de l’affection pour lui et l’identification se fait plutôt rapidement. Sauf que ce Walter Mitty a tendance à avoir des absences où il s’imagine accomplissant des actes héroïques.

Comme dans beaucoup de ses films, on retrouve l’obsession du réalisateur pour les détournements. Sous l’œil acide de sa caméra, le cinéma d’action américain prend cher.
Complètement barré dans Zoolander et à mourir de rire dans l’intro déjanté de Tonnerre sous les tropiques, ces scènes d’action sont ici utilisés pour illustrer ces fameux moments d’absence. Des scènes intenses mais moyennement bien utilisées qui ont plus tendance à dérouter le spectateur qu’à le faire rire.

La vie rêvée de Walter Smitty commence réellement – et littéralement – à décoller sur la bande son de Space oddity (dressage de poils assuré) quand notre héros embarquant précipitamment dans un hélicoptère, décide de mettre de côté ses fantasmes et de se lancer dans la vie avec un grand V.

S’en suit une deuxième moitié de film libéré du carcan clownesque habituel de Stiller.
Des vagues de l’océan atlantique, aux montagnes himalayennes en passant par les plaines déchirées de l’Islande, l’aventure de Smitty nous embarque dans des décors incroyables, à la recherche d’un mystérieux négatif perdu.

Peut être un peu plus adulte que ses précédents métrages, La vie rêvées de Walter Mitty vaut d’être vu pour ses extérieurs somptueux plus que pour son histoire et sa love-story somme toute assez basique.

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