(légers spoilers)

Après une introduction assez frappante, The witch propose un ton radicalement atmosphérique qui joue sur nos peurs ancestrales. Des violons désaccordés en guise de B.O., des plans fixes qui s’amusent à jouer avec la profondeur de champ. L’œil du spectateur est sans arrêt sollicité, parfois pour rien, faisant très vite monter la sauce.

On y suit une famille nombreuse – dont la vie courante est régie par une foi extrême et dérangeante – se retrouvant bannie de leur communauté. Ne leur reste plus qu’à trouver un lieu pour y refaire leur vie, et pourquoi pas cette jolie clairière, à l’orée d’une vaste et sombre forêt (les malheureux !)

La scène intervenant au début du film (assez trash bien que plus suggérée qu’autre chose) peu faire débat.

Certains trouverons qu’elle n’apporte pas grand chose au film d’autant qu’elle est suivit par 1h de scènes très dialoguées et assez lentes, il faut le dire, ce qui pourrait avoir comme effet de faire retomber la flippe ; d’autres, comme moi, penserons qu’elle apporte la tension nécessaire pour ne plus jamais être tranquille jusqu’à la fin du métrage. Posant les bases même de l’iconographie de la sorcière, cette fameuse scène, au milieu de la forêt en pleine nuit, présente furtivement une silhouette de très vieille femme accomplissant un acte ignoble.

À partir de là, nos rétines, chauffées à blanc, n’auront de cesse de craindre dès que la famille s’approche un peu trop près cette forêt.

Malheureusement, la fin tombe rapidement dans le grand-guignol, détruisant tout l’édifice d’angoisse que le film avait construit petit à petit, à coup de branches qui craquent, de feuilles qui bougent et d’animaux fous (mention spéciale au lapin et au bouc).

Cette histoire de sorcière n’étant qu’un prétexte pour parler ouvertement de fanatisme religieux et de sectarisme.

Cela dit, nous tenons un réalisateur à suivre…

6,5/10

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