Après avoir fait, de la plus belle des façons, ses armes sur le thriller, le film de super-héros et la SF, le très doué réalisateur anglais Christopher Nolan s’attaque au film de guerre.

Le film relate l’évacuation de 400.000 soldats britanniques, encerclés par les allemands et acculés sur les plages de Dunkerque pendant la seconde guerre mondiale. Les hommes, piégés par les troupes terrestres allemandes d’un côté et par les avions et les torpilles germaniques de l’autre espèrent un miracle.

Nolan est un technicien de génie et une fois de plus, le spectateur en prend plein les mirettes. Complètement immersif à l’instar d’un Soldat Ryan (sauf qu’ici, il n’y a quasiment aucune goutte de sang), le film nous projette littéralement au milieu des troupes anglaises apeurées et ne nous lâche pas pendant 1h47. Le son affolant des bombardiers allemands piquants sur les plages françaises résonne encore aux oreilles bien après notre sortie de salle.
L’histoire est extrêmement simple et les dialogues réduit à peau de chagrin, mais l’enjeu est ailleurs. On comprend rapidement que Nolan veut nous faire partager l’angoisse sourde d’un soldat pris dans la tourmente, que ce soit sur terre, en mer ou dans les airs. Nous faire revivre ce trauma anglais. Nous sommes ces anonymes, plongés dans l’horreur, avec leurs faiblesses et leurs courages.

Et là arrive LE défaut de Dunkerque. À force d’anonymat justement, le spectateur peine à s’identifier aux personnages. Et sans ce minimum d’empathie, point de frissons et de larmes.

Alors oui, Dunkerque est brillamment réalisé, le son est incroyable, la musique de Hans Zimmer, écrite comme un métronome prend aux tripes, les acteurs sont tous très bien (avec une mention spéciale pour Tom Hardy, comme d’habitude) mais je dois le reconnaître, ooouuh ça m’emmerde de le dire, mais oui… Je me suis un peu fait chier.

7/10

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