Malgré son aspect très divertissant, Okja cache une fable écolo assez barrée, qui manque malheureusement aussi de finesse.

Car si le côté international marche très bien (on passe du Coréen à l’anglais avec plaisir et ces changements de langue sont parfois sujets à gags) il en est autrement pour le ton du film. L’histoire oscille entre vrai divertissement comme je le disais plus haut, comédie parfois loufoque mais totalement jubilatoire (Tilda Swinton et Jack Gyllenhaal en totale roue libre) et drame à la limite du glauque. Le film est d’ailleurs étonnamment interdit aux moins de 16 ans, ce qui n’est pas, à mon sens, totalement justifié.

Dommage donc que le film peine à trouver sa voie. Quand le générique de fin arrive, on ne sait pas trop si on a vu une fable incroyable, humaniste, drôle et écolo (Totoro n’est pas loin) ou un pamphlet noir, cynique et sinistre sur nos dérives alimentaires et sur ce que la société (de consommation) porte de pire en son sein…

Cela-dit, le vrai « VRAI » problème d’Okja, c’est de ne pouvoir être vu sur grand écran.
Mais ça c’est un autre débat !

7/10

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