En voulant filmer la foi en gros plan, Scorcese s’est brûlé les ailes.

Le sujet à beau être troublant et le film d’une grande beauté, l’exaltation outrancière des personnages fait sortir le spectateur de sa contemplation.

On sent l’amour immense de Scorcese pour ses acteurs et c’est probablement là que le bât blesse.

Parfois géniaux, parfois en roue libre, Garfield et Driver se perdent souvent face à la caméra du maître qui semble vouloir faire transpirer cette foi ardente sur la pellicule.

S’il y a des fulgurances de justesse, la frustration et l’ennui gagnent malgré tout.

C’est donc loin d’être pour moi le chef-d’œuvre attendu.

5/10

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